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Rapports
Le rapport intégral de l'Observatoire sur la délinquance département par départementPrésident de l'Observatoire de la délinquance, le criminologue Alain Bauer évoque les nouveaux indicateurs et défend la culture du résultat.
- En tant que président de l'OND, vous ne publiez pas des statistiques globales mais vous mettez l'accent sur trois - Les statistiques globales ne veulent rien dire du tout. On préfère regrouper les infractions selon leur nature et former - Pourquoi? - La violence apparaît comme un élément de régulation, c'est un problème de société. - Lié au trafic de drogue? - Pas seulement. C'est global. - A l'OND, vous avez lancé depuis deux ans les enquêtes de victimation.Se substitueront-elles au bilan statistique? - Statistiques et enquêtes de victimation ne s'opposent pas, elles se complètent. L'enquête de victimation permet de prendre en compte ce qui a été subi et pas déclaré, comme les violences infraconjugales, très majoritairement tues. - Le taux d'élucidation est-il encore un critère pertinent? Il y a des dossiers plus faciles à élucider que d'autres ... - Contrairement à ce qui est dit ici ou là, ce n'est pas seulement pour mesurer le fonctionnement de la police. Le taux d'élucidation s'améliore dans tous les secteurs, affaires simples ou complexes, notamment dans les dossiers de violences Culture du résultat
- La culture du résultat, c'est la transparence, pas un indicateur, mais un cumul d'indicateurs de sens.Elle ne doit pas servir à bonifier les salaires ni à faire convoquer les fonctionnaires pour se faire engueuler.Ce qui serait étonnant, c'est qu'un service public financé par l'impôt n'ait pas obligation de souscrire à la culture du résultat. - Comment appréciez-vous le retour de la police de proximité? - Ce n'est pas un retour. Elle est morte bien avant Sarkozy en raison d'une confusion dans ses missions et implantations. Philippe Rivet17/01/08 |
![]() Alain Bauer AFP
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